Ma rencontre avec Marianne Cohn –1/2

 

Les lignes qui suivent ont été écrites en 2008, il y a une douzaine d’années donc. Bien des choses se sont passées depuis. Récemment le fils de la sœur de Marianne Cohn, Lisette (ou Lisa), m’a contacté sur ce blog et m’a transmis de passionnantes informations sur sa famille maternelle, la famille Cohn donc. L’histoire de Marianne Cohn me suit depuis une trentaine d’années, avec de longues périodes d’accalmie certes. Elle aura suivi mon oncle Jacques, le frère aîné de mon père, de ses vingt ans à sa mort à l’âge de soixante-dix ans, cinquante ans donc. Lorsque j’écris que Marianne Cohn est discrètement et profondément inscrite dans l’histoire de ma famille, qu’elle appartient aussi à l’histoire de ma famille, je ne force pas la note.

Le compte-rendu des derniers moments de cette enquête est précédé de l’extrait des souvenirs de guerre de mon oncle Jacques, souvenirs rédigés à la seule intention de sa famille et d’amis. C’est cet extrait qui m’a incité à mener une enquête (intermittente), enquête qui m’a permis d’identifier celle que j’ai d’abord nommée « l’inconnue de Montauban », celle qui deviendra Marianne Cohn. Je ne rends compte que des derniers moments de cette enquête, lorsque tout se dénoue ; car elle avait commencé bien avant, alors qu’Internet n’était pas disponible. Cette découverte m’a engagé à poursuivre mes recherches, surtout lorsque j’ai su que les parents de Marianne Cohn, Alfred et Greta, avaient été des intimes de Walter Benjamin.

Les pages qui suivent relatent donc ma découverte de « l’inconnue de Montauban » et répertorient les principaux éléments d’une enquête qui m’ont conduit à lui donner un nom et un visage. Avant cette découverte, soit du décès de mon oncle (en 1990) à 2008, j’ai fait des recherches bien intermittentes notamment auprès du Centre de Documentation Juive Contemporaine (C.D.J.C.) et quelques autres institutions, d’abord par courrier papier et fax dans les années 1990 puis à l’aide d’Internet qui à partir des années 2000 m’a permis d’étendre et d’activer formidablement ma recherche.

 

 Marianne Cohn (1922-1944)

 

Hier soir, alors que je me promenais sur Internet, suite à un e-mail envoyé par le neveu de Marianne Cohn, j’ai découvert cette vidéo récemment mise en ligne. Une femme, Alice Lentz, évoque Marianne Cohn. Elle est l’une des plus de deux cents enfants juifs sauvés par Marianne Cohn :

https://www.youtube.com/watch?v=t9v9HBsCFXM

Je m’étais mis en tête de découvrir les assassins de Marianne Cohn – on évoque parfois des Allemands de la Gestapo, parfois des Miliciens, des Français donc. Je voulais en finir avec cette imprécision. Et hier, une fois encore suite à cet e-mail, j’ai entré des clés sur le moteur de recherche et j’ai fait une découverte qui annule mon projet. En effet, dans le n.° 26 de la revue annuelle Échos saléviens – Revue d’histoire régionale, le titre d’un article a retenu mon attention : « Marianne Cohn, le crime de guerre du 8 juillet 1944 à Ville-la-Grand : nouveaux éléments tirés des archives civiles et militaires », un article signé Claude Barbier. Une enquête policière menée peu après la Libération permit d’en savoir plus sur les circonstances de ce crime de guerre et ceux qui l’ont perpétré. Marianne Cohn a été exécutée avec cinq autres personnes : Marthe-Louise Perrin, Félix Debore, Paul Regard (tous deux agents des douanes de Chênex), Julien Duparc et Henri Jaccaz. Je l’apprends par l’annonce d’une conférence donnée par Ruth Fivaz-Silbermann, docteur ès lettres de l’Université de Genève, et Claude Barbier, docteur en Histoire de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, une conférence donnée le mercredi 23 octobre 2019, à 20 heures, à Ville-la-Grand, sous le titre « La vie et la mort de Marianne Cohn ».

J’ai regroupé sans ordre et par fragments (comment faire autrement ?) des éléments relatifs à Marianne Cohn et mon oncle Jacques dans l’article suivant intitulé : « Marianne Cohn (1922-1944) – Fragments biographiques désordonnés ramassés dans l’atelier du souvenir » :

https://zakhor-online.com/?p=8842

Le souvenir de Marianne Cohn m’a incité à écrire un article en trois parties intitulé « La maison de Moissac » :

https://zakhor-online.com/?p=2305

https://zakhor-online.com/?p=2323

https://zakhor-online.com/?p=2342

Enfin, j’ai appris il y a peu et par le neveu de Marianne Cohn que lui et son frère disposent de nombreux documents que leurs grands-parents Cohn ont transportés avec eux de Berlin, des documents préservés en dépit de nombreux déplacements forcés. Ces documents ont été très méthodiquement classés par Michael Kreuzer. Ils couvrent une longue période, principalement la jeunesse des parents de Marianne Cohn. Il m’apprend également par ce même courrier que Daniela Aharon-Mueller finalise sa thèse de doctorat sur la jeunesse en Allemagne dans les années 1920, une thèse où Grete et Alfred Cohn seront bien présents.

 

La maison de Moissac aujourd’hui

 

L’extrait des souvenirs de mon oncle Jacques qui a déclenché l’enquête :

A Montauban je fréquentais “L’Europe”, un café où se retrouvaient de nombreux réfugiés, et le “Sans souci”, le seul salon de thé de la préfecture de Tarn-et-Garonne. On pouvait encore y déguster un chocolat au lait onctueux et nourrissant. C’est là, au cours du printemps de 1941, que j’eus mon premier coup de foudre. (“Il faudrait changer ce mot ridicule (écrit Stendhal) : cependant la chose existe”). Et il me semble que ce fut réciproque.

Ariane avait comme moi un peu plus de vingt ans. Elle était alsacienne. Elle était grande, elle avait des cheveux de jais coupés court et le teint mat. Elle ne se fardait jamais et s’habillait presque toujours sport-chic. Mais sa garde-robe, comme celle de tous les réfugiés, était limitée. Elle alliait la beauté, l’intelligence et la culture. Son père qui avait été officier au cours de la Grande Guerre portait non sans fierté la rosette de la Légion d’honneur. Agrégé de philosophie, il avait enseigné à Strasbourg avant de se réfugier à Clermont-Ferrand avec l’Université alsacienne en compagnie de sa femme et de sa fille unique qui préparait une licence en droit. Clermont-Ferrand menacé, la famille partit pour Montauban.

Ariane qui était bridgeuse vint faire le quatrième dans mon garni. Un jour, elle y resta et l’on nous vit partout ensemble : au cinéma, à “L’Europe”, au “Sans souci”, au restaurant “Les Alliés”. Nous faisions aussi la dînette, en accommodant ce que m’envoyait ma famille. La messe était le seul lieu où elle ne m’accompagnait pas ; elle se disait athée.

Nous espérions tous deux pouvoir intégrer un mouvement de résistance, cette Résistance dont on commençait à parler, discrètement. Nous enragions en apprenant les exactions commises par l’Occupant, avec son acharnement particulier envers les Juifs.

En avril 1942 Laval fut remis en selle grâce aux Allemands. Un certain Darquier dit de Pellepoix multiplia ses ignominieuses accusations. C’est alors qu’un ami m’invita à ne pas manquer le sermon d’un certain Monseigneur Théas. Je réussis à convaincre Ariane ; elle m’accompagna. J’aimerais pouvoir rapporter avec exactitude les paroles de ce dignitaire qui s’en prit aux antisémites qui se disaient chrétiens et approuvaient la Collaboration. Il rappela que le premier devoir d’un chrétien digne de ce nom est de porter assistance aux persécutés quelles que soient leur race et leur religion. L’assemblée buvait ses paroles. Ariane me prit la main ; je me tournai vers elle ; des larmes coulaient sur ses joues. De retour chez moi, elle se jeta dans mes bras et me confia combien elle avait été troublée par ce sermon ; puis elle me révéla son secret : elle était juive. Son prénom était bien Ariane mais son patronyme était faux, et c’est avec des papiers falsifiés que ses parents et elle se protégeaient des autorités. Mais cela durerait-il ? Ils ne le croyaient pas. L’idée me vint de leur trouver un refuge chez des cousins, en Corrèze, des cousins à qui j’avais rendu visite lors de manœuvres au camp de La Courtine. L’accueil avait été chaleureux. Ils habitaient une grande maison dans une bourgade du plateau de Millevaches et disposaient d’un chalet à l’orée de la forêt.

Les mois passèrent. Un jour que je rentrais de mission, Ariane m’annonça que ses parents avaient décidé de rejoindre des membres de leur famille réfugiés dans la région niçoise où les occupants italiens avaient bonne réputation auprès des Juifs.

 

Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, Montauban.

 

Il ne nous restait qu’un week-end à passer ensemble. Ses parents avaient gardé secrète l’adresse niçoise où ils ne devaient rester que peu de temps avant d’être relogés à une adresse qu’eux-mêmes ignoraient. Je n’insistai pas. Elle me promit de m’adresser un mot, de temps en temps, pour me rassurer. Elle apprit par cœur l’adresse et le numéro de téléphone de mes parents car, si nous sortions vivants de ce conflit, c’est à Paris que nous nous retrouverions. Nous passâmes deux très tendres et très tristes journées. Le lundi je me présentai, à l’aube, au quartier ; Ariane prit son train le soir.

Au cours des mois qui suivirent je reçus deux ou trois billets laconiques qui se voulaient rassurants. En août Vichy organisa en zone non-occupée de vastes rafles de Juifs ; mais, heureusement, Ariane n’était plus là.

Survinrent le débarquement allié en Afrique du Nord et l’invasion de la zone non-occupée. Je quittai Montauban et ne sus alors plus rien d’Ariane. Jusqu’en juillet 1943, les Allemands respectèrent la zone d’occupation italienne ; mais après la chute de Mussolini et la capitulation du maréchal Badoglio, ils s’y installèrent en maîtres. La colonie juive fut traquée et décimée.

En convalescence, après sept mois d’hôpital, je fis mes premiers pas dans un Paris libéré et printanier. J’espérais un appel téléphonique, une lettre ; mais rien, rien ! De la rue de Fleurus où habitaient mes parents, je me rendais presque chaque jour boulevard Raspail au “Lutétia” par où transitaient les rescapés des camps. J’espérais surprendre son prénom (son nom m’étant resté inconnu) sur l’une des listes affichées dans le hall ; mais rien, rien ! Et je compris qu’il fallait que je me fasse à l’idée qu’elle avait disparu à jamais.

Recherche et découverte :

Espagne, Murcia, 2 mars 2008. Vers vingt et une heures, je me remets à la recherche d’Ariane. Sur le site du Centre de Documentation Juive Contemporaine (C.D.J.C.) d’abord ; je consulte des documents relatifs à la Haute-Savoie et aux Alpes-Maritimes où de nombreux Juifs ont séjourné pendant la guerre : Saint-Martin de Vésubie, Saint Gervais, Barcelonnette… Ce que j’avais fait, mais avec moins de conviction, après lecture du livre d’André Kaspi, “Les Juifs sous l’Occupation”. Je lis certains documents, je détaille certaines photographies, à la loupe parfois. Puis je passe sur le site de Yad Vashem (The Central Database of Shoah Victims’ Names). J’entre Alpes-Maritimes et, enfin, Haute-Savoie, des clés que je n’ai pas assez utilisées. Ariane confia à Jacques qu’après Montauban elle et sa famille partaient pour Nice et sa région. Je ne dois pas tenir cette information pour vraiment fausse, je ne peux d’ailleurs m’offrir ce luxe. Si ce n’est pas Nice ou sa région c’est le Sud-Est, une hypothèse que je préfère à celle du franchissement des Pyrénées, au passage en Espagne. J’entre donc Haute-Savoie ; et, comme à mon habitude, je m’arrête sur les dates de naissances comprises entre 1918 et 1923. Je consulte la Feuille de Témoignage s’il s’agit d’une femme. Au début de la première page, 1922, une femme, à vérifier donc : Cohn Marianne. La Feuille de Témoignage a été très proprement remplie à la machine à écrire, ce qui est rare. A Places of residence during the war, je lis : Paris, Moissac (Tarn-et-Garonne), Annecy (Haute-Savoie). Tarn-et-Garonne… Je fais une pause, je reprends la correction d’un article. Trois heures du matin. Je vais me coucher mais ne parviens pas à trouver le sommeil. Tarn-et-Garonne, Haute-Savoie, née en 1922… J’aimerais me lever mais je savoure la possibilité d’avoir peut-être trouvé celle que je recherche depuis des années. Ce peut-être est si fragile ; et je crains une fois encore la déception ; mais pourquoi cette crainte est-elle si légère, prête à se dissiper ? Et puis les yeux me brûlent.

Une Feuille de Témoignage parmi tant d’autres

 

Sept heures le lendemain. Je commence à mettre de l’ordre dans les informations griffonnées la veille, et je poursuis mes recherches fort de ce nom, Marianne Cohn. La lettre (ou, plutôt, l’esquisse de lettre) qui suit est une première tentative d’explication. Elle s’adresse d’abord à Madame Brigitte Bazin, des Archives départementales du Tarn-et-Garonne, et à Madame Valérie Kleinknecht, du Centre de Documentation Juive Contemporaine (C.D.J.C.). Je les ai souvent sollicitées, qu’elles en soient remerciées. Et cette lettre, probablement augmentée, aura d’autres destinataires car je dois m’expliquer :

Rassurez-vous, je viens cette fois avec des informations si précises que je ne prendrai presque rien de votre temps. Peut-être ai-je trouvé celle que je recherche depuis des années. Et je suis même prêt à faire fi du peut-être. Je vous épargne les détails d’une longue enquête – tous inscrits dans un grand livre que j’espère publier. Hier soir donc, dimanche 2 mars 2008, un entrecroisement d’informations sur le site de Yad Vashem – The Central Database of Shoah Victims’ Names – et du Centre de Documentation Juive Contemporaine (C.D.J.C.) – “Rechercher une personne”– a commencé à se resserrer autour de ce nom MARIANNE COHN, pseudonyme Marianne Colin.

Les informations recueillies sur ces deux sites (mais il me faudrait en citer d’autres) s’emboîtent avec celles que rapporte mon oncle dans le chapitre de ses souvenirs qui reste le socle de toute cette enquête. Elles s’emboîtent par en dessous en quelque sorte. Je puis à présent vérifier ce que je n’ai jamais cessé de pressentir – hormis quelques périodes de découragement –, à savoir que celle que je recherche donna des informations qui, si elles ne peuvent être qualifiées d’exactes, ne peuvent être vraiment qualifiées de fausses. Je vous joins une fois encore le passage extrait les souvenirs de mon oncle – le socle –, texte tant trituré et dont je ne vais pas m’éloigner afin que vous puissiez me suivre :

  • Marianne Cohn est née en 1922, le 17 septembre. Elle avait donc plus ou moins vingt ans au printemps 1941, date de la rencontre à Montauban. Elle n’avait pas “un peu plus de vingt ans”, comme mon oncle (né le 22 avril 1921), mais un peu moins de vingt ans.
  • Elle est née tout près de l’Alsace dont l’inconnue de Montauban se disait originaire. Elle est née à Mannheim, dans le Bade-Wurtemberg.
  • Ainsi que je vous l’ai dit (et pardonnez-moi les répétitions, je dois me répéter pour espérer avancer), des recherches entreprises en 1993 (dès que j’ai eu accès à ces souvenirs) m’ont amené sans tarder à tenir pour fausse l’information selon laquelle le père d’Ariane avait enseigné à l’Université française de Strasbourg. Jacqueline Bromberger avec laquelle j’ai eu récemment de nombreuses conversations téléphoniques me l’a confirmé. Membre de la communauté juive de Strasbourg, Jacqueline Bromberger franchit clandestinement la ligne de démarcation en septembre 1941 afin de rejoindre l’Université française de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand où elle va poursuivre ses études de droit et entrer dans la Résistance comme agent de liaison de Jean-Paul Cauchi. Personne n’était mieux placé qu’elle pour m’aider à débrouiller les dires de l’inconnue de Montauban à ce sujet. Toutefois, cette fausse piste (destinée à protéger l’intéressée) n’était peut-être pas vraiment une fausse piste – et je ne supprime pas le peut-être par scrupule bien qu’il me semble à présent anachronique. La piste à suivre n’était pas si éloignée et, surtout, elle suivait la piste strasbourgeoise, en parallèle. En effet, mon intuition (je ne sais à quel autre mot faire appel) n’aura cessé de me dire que les parents de l’inconnue étaient des intellectuels, et probablement des universitaires. Lorsque j’ai consulté ce matin le site Wikipédia dédié à Marianne Cohn, vous pouvez imaginer mon plaisir à lire : “Marianne Cohn est l’aînée d’un couple d’intellectuels allemands, etc.” ; et, sur le site “Dictionnaire des femmes juives en France” : “Fille aînée de deux universitaires juifs allemands, Marianne Cohn, etc.”. Le père, Alfred, 1892-1954, dates qui figurent sur la Feuille de Témoignage déposée à Yad Vashem, en 1977 ; la mère, Margaret (Grete). En 1934, la famille Cohn quitte l’Allemagne (où la famille vivait à Berlin depuis 1929) pour l’Espagne. En 1936, début de la Guerre Civile. Marianne et sa sœur cadette Lisette sont envoyées à Paris, chez un oncle. Les parents quittent l’Espagne pour la France en 1938. Peu après le début de la Deuxième Guerre mondiale, Alfred et Margaret sont internés au camp de Gurs, dans les Pyrénées-Atlantiques, en tant que ressortissants allemands. Les deux sœurs sont prises en charge par les Éclaireurs Israélites de France (E.I.F.) dont le bureau est situé rue de Ségur, à Paris. Elles ne tardent pas à être évacuées sur Villefranche-de-Rouergue puis Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, où Marianne va seconder Simon Lévitte dans les travaux administratifs du Centre de documentation qu’il a créé. “Au foyer de Moissac (…) les Éclaireurs israélites accueillirent après la défaite de 1940 des enfants français et étrangers que leurs parents ne pouvaient prendre en charge, en particulier des jeunes libérés du camp de Gurs par les efforts de l’O.S.E.”, écrit Limore Yagil dans “Chrétiens et Juifs sous Vichy (1940-1944). Sauvetage et désobéissance civile”. C’est la maison de Moissac, 18 quai du Port, sur le Tarn. Libérés du camp de Gurs, les parents louent une maison à Moissac afin d’être auprès de leurs enfants. Marianne suivra Simon Lévitte à Grenoble où elle s’engagera dans l’action clandestine. Elle se spécialisera dans le sauvetage des enfants, prenant ainsi la suite de Mila Racine et de Roland Epstein arrêtés le 21 octobre 1943. Mila Racine figure elle aussi sur ce très beau site déjà cité et que je vous recommande : “Dictionnaire des femmes juives en France”. Mila Racine et Marianne Cohn, deux noms qui s’évoquent mutuellement.

 

Mila Racine (1921-1945)

 

Les informations que je vous rapporte (notamment sur le parcours de Marianne Cohn et sa famille) sont à affiner. Il est possible que des séquences m’aient échappé et que de nouvelles informations mises en ligne sur Internet (cette chose qui quotidiennement s’enfle monstrueusement si je puis dire) viennent enrichir mon enquête.

Ci-joint, Jacqueline Bromberger (née le 2 juin 1921 à Strasbourg) apporte son témoignage au sujet de la Résistance de l’Université de Strasbourg :

https://www.memoresist.org/resistant/jacqueline-bromberger/

Ci-joint, des précisions biographiques sur Jacqueline Bromberger avec, en fin de page, le lien (Retour à la page de présentation) que je vous invite à consulter ; il vous conduira à “Histoire de la Résistance de l’Université française de Strasbourg à Clermont-Ferrand” :

http://mapage.noos.fr/jibro/resistance-universitaire/Auteur.html

Olivier Ypsilantis

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