Á Léon Rozenbaum


En lien l’article de Léon Rozenbaum auquel fait suite le présent article :

http://danilette.over-blog.com/article-ils-veulent-notre-pays-notre-ville-notre-nom-notre-histoire-notre-joie-de-vivre-et-notre-peau-l-103354005.html

 

 

Ceux qui veulent en finir avec l’État d’Israël se moquent du droit international, de la connaissance historique et, plus généralement, de toute forme de connaissance. Ils n’analysent pas les causes de leur haine ; ils ne veulent pas les analyser car ils savent confusément que s’ils les analysaient, cette haine baisserait de plusieurs tons, qu’elle s’effacerait même. Or, ils aiment leur haine : elle les abrite et les nourrit, tandis qu’elle  s’enivre de propagande et de discours où le présupposé est manié frénétiquement, fort d’une tradition où l’anti-judaïsme, l’antisémitisme et l’anti-sionisme agissent comme des stéroïdes anabolisants sur des esprits affaiblis.

 

 

Il me semble que l’islam s’abîme toujours plus dans le dépit et la rage de voir un petit peuple d’ex-dhimmis, un minuscule pays (environ deux fois le département de la Gironde) peser d’un tel poids dans les domaines les plus emblématiques de la modernité. Ce dépit et cette rage sont si intenses que l’islam tente de s’approprier tout ce qui est juif (et chrétien à l’occasion), suivant une direction clairement indiquée par le Coran. Ce que les musulmans ne savent pas : ils sont les mendiants des Juifs, des mendiants toujours plus pressants.

 

 

Dessin de Dry Bones (Yaakov Kirschen)

 

 

Je compare volontiers le peuple juif à une centrale nucléaire, une image qui peut prêter à confusion, aussi vais-je m’empresser de la préciser. Par cette image, je veux simplement rendre sensible ce fait : le peuple juif, le peuple de la Torah, est à l’origine d’une énergie infinie. La Révélation au Sinaï est comparable au Big Bang, un centre d’énergie astronomique qui se propage encore et encore, et qui nous porte. L’islam quant à lui a une rusticité de moulin à eau. Sa simplicité séduit. Pas de brainstorming en islam. On se laisse glisser…

 

 

J’ai souvent envie de dire à mes amis juifs (et tous les Juifs ne sont pas mes amis, à commencer par ceux qui dénoncent radicalement Israël) : ‟Vous n’êtes pas si seuls !” Mais je me retiens de vous réconforter avec trop d’empressement. Pourquoi ? J’ai souvent remarqué chez vous, les Juifs, que votre désespoir sur le court terme est compensé par une formidable espérance sur le long terme, une espérance capable de déplacer les montagnes. Il me semble même que ce désespoir nourrit cette espérance.

 

C’est parce que l’Europe fut l’aire de la Shoah qu’elle est si pleine de commisération pour les Palestiniens. C’est aussi pourquoi l’affaire Mohamed al-Durah, ce montage, a trouvé chez nous une telle audience. C’est pour cause de Shoah qu’un Juif qui tue (même en cas de légitime défense) sera toujours considéré comme plus coupable qu’un non-Juif qui tue. Chaque Palestinien tué par ‟le Juif” est une aubaine dans une Europe où le vieil antisémitisme est recyclé par l’islamisme, un monstre qui se nourrit d’ordures et qui vient à l’occasion s’empiffrer dans nos décharges publiques.

 

‟Le Juif” et Israël irritent une Europe prise par la peur et prête à tous les désastres. Mais des peuples immenses (parmi lesquels l’Inde et la Chine dont l’histoire a peu à voir avec le peuple juif et Israël) apprécient leur esprit d’entreprise et d’innovation, des peuples  appelés à peser toujours plus et qui ne trimbalent pas ce complexe d’Œdipe qui gratouille encore certains chrétiens et post-chrétiens et qui dévore les musulmans comme la lèpre.

 

 

Vous avez raison de rappeler ce que beaucoup n’ont jamais su, n’ont jamais voulu savoir ou ont tout simplement oublié : le “peuple palestinien” est une arme de propagande élaborée en 1964 par le KGB et Yasser Arafat. C’est pourquoi j’ai pris l’habitude depuis quelque temps de flanquer ces mots de guillemets. On se souvient qu’un certain Thadée Diffre (Raphaël Eytan de son nom de guerre), un chrétien, ancien officier de la 2e D.B. devenu officier supérieur du Palmach, désignait tout naturellement par le mot Palestiniens les Juifs de Palestine. A méditer donc. A ce propos, je conseille la lecture de son livre de souvenirs, ‟Néguev”. Ci-joint, un lien Akadem, des notices biographiques sur deux figures importantes et non-juives du sionisme, l’Anglais Orde Charles Wingate et le Français Thadée Diffre :

http://www.akadem.org//medias/documents/1-Wingate.pdf

 

 

‟L’Occident commence seulement à s’apercevoir que le “Dialogue Euro-Arabe” l’a mis en danger : en cédant depuis 1973 au chantage au pétrole, les Européens ont accepté que des millions de Musulmans s’installent dans leurs pays, modifiant les équilibres démographiques et culturels, en faveur d’une culture enracinée dans une stratégie de domination” écrivez-vous très justement. Nous avons commencé à patauger dans le pétrole arabe dès février 1945, avec le Pacte de Quincy, et les amours américano-saoudiens initiés par Franklin D. Roosevelt. Il ne s’agit pas de vouloir refaire l’histoire et de se lamenter mais nous sommes à présent dans un drôle de pétrin pour cause de pétrole. Et rien n’annonce que nous en sortions dans un proche avenir. Nous allons donc aller de concession en concession, notamment sur le dossier de l’immigration.

 

L’immigration est nécessaire pour l’Europe, elle est une chance, pour reprendre une expression, à la seule condition qu’elle soit sélective. Or, en Europe, en France plus particulièrement, on n’ose pas prononcer les mots immigration sélective, l’expression  indispose. L’immigration sélective à laquelle je pense — mettons les points sur les i — touchera essentiellement les Arabo-musulmans. Je n’ai aucune honte à le dire. Il ne s’agit pas de diaboliser l’Arabo-musulman mais il est souhaitable d’en limiter le nombre, non seulement pour la bonne marche des sociétés d’accueil mais aussi pour eux-mêmes : trop nombreux, ils se condamnent à la rumination et la stabulation. Les musulmans sont des mendiants de la modernité, un monde de vertige auquel ils ne peuvent opposer que leur nombre.

 

La population musulmane ne cesse d’augmenter en Europe. Et l’inquiétude des communautés juives (pour ne citer qu’elles) augmente d’année en année. J’entrevois ce temps où la communauté juive de France, l’une des plus importantes au monde, prendra le chemin de l’émigration pour des continents plus sûrs que l’Europe ou pour Israël. Cette émigration sera certes bénéfique aux pays d’accueil ; mais que dire des pays qui se seront vidés de ‟leurs” Juifs pour cause d’immigration arabo-musulmane incontrôlée ? Ils s’appauvriront, se videront de leurs énergies et tourneront comme des chèvres au piquet. ‟L’immigration, une chance pour la France”, tel est le titre du livre de Bernard Stasi, ancien président du conseil régional de Champagne-Ardenne, ancien maire d’Épernay, ancien ministre et premier médiateur de la République. Oui, elle est une chance pour la France, mais lorsqu’elle est pensée avec discernement…

 

 

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1 Response to Á Léon Rozenbaum

  1. Nina says:

    Euh…Teddy Ethan pour Thadée Diffre. Et non Freddy Ethan 🙂

    Freddy Ethan ex-ambassadeur d’Israel reconverti dans le journalisme et l’écriture.

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