J’ai la rage au cœur.

 

J’ai la rage au cœur. Toulouse, cette ville riche d’une forte communauté juive, a été le théâtre d’un quadruple assassinat dont trois enfants. Il se trouve qu’une fois encore ces victimes sont des Juifs.

 

J’ai la rage au cœur car je sais que la défiance envers le Juif et que la haine du Juif est partout. J’évite d’avoir recours au lexique de la psychanalyse mais cette fois je n’hésiterai pas : deux religions ont largement contribué à répandre cette haine, le christianisme et l’islam. Toutes deux souffrent d’un authentique complexe d’Œdipe en regard du judaïsme et les violences exercées contre les Juifs trouvent là leurs racines. Paradoxe : la Shoah est profondément anti-chrétienne, il n’empêche  — et mettons bien les points sur les i ! —, la diabolisation du Juif au cours des siècles, un terreau soigneusement entretenu par la chrétienté, y est pour quelque chose.

 

Les musulmans qui ont perdu leurs dhimmis, en particulier leurs dhimmis juifs avec l’existence d’Israël, tournent en eux-mêmes, malades. Le maître est privé d’esclaves ; que voulez-vous qu’il fasse ? Israël leur permet d’orienter leur frustration et de la convertir en haine. Le Juif d’Israël est présenté comme un tueur d’enfants, palestiniens en l’occurrence. Quotidiennement, des images hors contexte (lorsqu’elles ne sont pas trafiquées) sont complaisamment offertes aux opinions mondiales : Israël est délégitimé, parfois violemment, plus souvent insidieusement, doucereusement, jour après jour. C’est un engourdissement qui gagne comme une maladie du sommeil des populations toujours augmentées. L’enfant palestinien tué par ‟le Juif” est un tel régal pour les opinions mondiales que l’on n’hésite pas à en rajouter, à mettre en scène des affaires dans le style Mohamed al-Durah, parfois orchestrées par des journalistes juifs en mal de reconnaissance, comme l’obscur Charles Enderlin dont le seul but était non pas de travailler à la recherche de la vérité mais à sa seule promotion. Pour ce faire, rien de tel que la mise en scène du Juif tueur d’enfant ; l’impact est assuré dans des consciences préparées depuis des siècles. Dans cette java, chrétiens et musulmans se donnent volontiers la main. D’un certain point de vue, Charles Enderlin a formidablement réussi son coup. Léon Rozenbaum écrit que l’affaire al-Durah ‟constitue le summum, l’archétype et le temple de la pensée unique, fille du post-modernisme, mais, allant beaucoup plus loin, procède aussi du mythe antisémite du meurtre rituel”. Et j’invite le lecteur à lire l’article de Léon Rozenbaum : ‟La controverse de Netsarim, ou le bistouri en marche vers l’abcès”, dans lequel un certain relativisme est implacablement dénoncé.

 

J’ai la rage au coeur car les médias français (ils ne sont pas les seuls, hélas !) participent explicitement et plus volontiers implicitement à la dénégation de l’État d’Israël via ‟la question palestinienne”. J’ai été très choqué d’entendre notre ministre des Affaires étrangères et européennes, Alain Juppé, se déclarer gêné par la dénomination État juif. C’est pourtant bien ainsi qu’Israël a été défini par la Résolution 181 de l’ONU ! Notre propre ministre des Affaires étrangères et européennes entretient lui aussi, entre deux ports de kippa, ce climat de suspicion envers Israël et les Juifs qui métastase dans la société française.

 

Philippe Karsenty, né en 1966.

 

Philippe Karsenty donne précisément forme à ce qui m’oppresse, lorsqu’il déclare que les cerveaux des assassins sont conditionnés par les médias français : “Après avoir été critiquée de tout part, Catherine Ashton a nié avoir fait un parallèle entre le massacre de Toulouse et ce qui se passe à Gaza. Moi, je fais le parallèle entre la propagande antisémite qui arme les assassins de Juifs, qu’ils frappent à Toulouse, à Ashdod ou à Jérusalem, et les attaques disproportionnées venant de la plupart des politiques français et européens contre la politique de défense de l’État d’Israël. C’est la propagande distillée par des médias comme France 2 qui endoctrine les cerveaux des assassins. Ce sont les condamnations politiques d’Israël qui leur donnent le blanc-seing pour tuer du Juif, à Toulouse, à Ashkelon ou ailleurs. Alors, plutôt qu’une minute de silence ridicule et électoraliste, je demande 365 jours de retenue médiatique pour éviter d’inciter à la haine. L’incitation à la haine raciale provoque la haine. La haine provoque la mort. Récompenser les falsificateurs tels que Charles Enderlin, comme l’a fait Nicolas Sarkozy en lui faisant remettre la Légion d’honneur, est un acte irresponsable, comme est irresponsable l’appui qu’il apporte à Stéphane Hessel. Le jour où la classe politique française souhaitera arrêter l’antisémitisme en France, il lui suffira d’arrêter les robinets de haine déversés par la télévision publique française”. Il suffirait aussi que les responsables du pays, au plus haut niveau, la ferment 365 jours par an ; et 366 jours les années bissextiles, 2012 en est une… Voyez-vous, Monsieur Juppé, j’aime cette dénomination État juif, et il faudra vous y faire.

 

De trop nombreux Juifs participent activement à la dénégation d’Israël. Qu’espèrent-ils ? Donner des gages aux antisémites-antisionistes et espérer tirer leur épingle du jeu ? Rêvent-ils d’un traitement de faveur parce qu’ils auront endossé l’habit du dhimmi ? Peut-être. Connaissant de près le parcours de certains d’entre eux, j’affirme qu’en dénonçant Israël ils pensent s’extraire de l’anonymat et trouver des oreilles extraordinairement attentives. Ces Juifs sont traîtres à eux-mêmes et traîtres à leur peuple. Il convient de les traquer mentalement, comme Philippe Karsenty l’a fait avec Charles Enderlin. Je n’hésite pas à dire haut et fort que Charles Enderlin a fait au moins autant de mal à Israël que le Hamas et le Hezbollah réunis. Et j’ai l’habitude de peser mes mots.

 

Le monde occidental (chrétien ou post-chrétien) et le monde musulman s’entendent plutôt bien lorsqu’il s’agit de dénoncer Israël et ‟le Juif”. Les uns et les autres n’en sont pas à une petite lâcheté près lorsqu’il s’agit de se décharger de ses propres insuffisances :  il est vrai qu’Israël a le dos large, que ‟le Juif” a le dos large… J’ai la rage au coeur face à tant d’insinuations et de dénégation. Aucun peuple au monde n’a supporté et ne supporte autant de mortelle perfidie ! Aucun !

 

L’islam est une religion d’amour, peut-on entendre ici et là. Non ! En aucun cas. Lisez et relisez le Coran ! Étudiez la vie de Mahomet ! Il est vrai que des musulmans nous empêchent de désespérer quand cette idéologie politico-religieuse ne les a pas ravagés — mais jusqu’à quand ? Je vous invite à écouter Douglas Kear Murray (en anglais avec sous-titre en français) :

http://www.youtube.com/watch?v=HDCFImOKoN0

 

Quand comprendrons-nous enfin que c’est aux côtés de ceux qui cultivent la vie et font progresser la civilisation — les Juifs et les Israéliens — que nous devons nous situer et radicalement ? L’apport juif au monde est incomparable. L’apport d’Israël au monde est incomparable.

Les assassinats de Juifs à Toulouse ne sont pas exclusivement le fait d’un islamiste, d’un salafiste auto-radicalisé, d’un djihadiste ou d’un moudjahidine. Ils ont eu lieu dans un contexte de détestation du Juif et d’Israël — de l’État juif — propagée par les médias, par une gauche paumée, par des post-chrétiens paumés, par des pouvoirs politiques qui s’adonnent à la démagogie, par une bourgeoisie pantouflarde soucieuse de consommation, par les ‟Touche-pas-à-mon-pote” enferrés dans la posture morale — nous sommes les seuls représentants du Bien —, par la veulerie de responsables qui préfèrent flatter l’Arabe détenteur de pétrole, par de prétentieux ignorants…

 

Un dernier mot à l’attention de ceux qui feront mine de ne pas me comprendre. Le serial killer de Toulouse et de Montauban, l’assassin d’enfants juifs Mohamed M. a déclaré de vive voix aux autorités qu’il se battait notamment pour venger les enfants palestiniens de Gaza. Il aurait pu évoquer les dommages collatéraux de l’absurde guerre en Libye orchestrée par la France, une guerre qui a coûté la vie à plus d’un enfant libyen. Mais rien de tout cela. Ce qui compte c’est l’enfant palestinien, l’enfant de Gaza, tué par le sioniste, par ‟le Juif”. Ce n’est donc pas seulement un endoctrinement venu de je ne sais quelle organisation radicale qui est responsable de cette dérive mais aussi un climat franco-français, une ambiance propagée par des médias chez qui le rejet d’Israël est devenu un réflexe pavlovien.

 

J’ai la rage au coeur : la France fait de plus en plus peur aux Juifs, sachez-le. Et à moi aussi… qui ne suis pas juif.

 

 

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1 Response to J’ai la rage au cœur.

  1. Martin says:

    Bon, ne pensez vous pas un peu quand même que les institutions communautaires juives portent une certaine responsabilité dans cette situation?
    LICRA, Touche pas à mon pote, etc… , combien d’organisations juives ou liées à la communauté juive, et leurs animateurs presque tous juifs, n’ont-ils pas fait pression pour forcer les goys à tolérer l’immigration arabo musulmane massive ? Et ce contre leur gré, en culpabilisant, humiliant systématiquement le Gaulois, sans songer un instant que lui aussi risquait de se révolter un jour contre ces humiliations et nourrirait une rancune contre ceux qui les leur infligeaient.
    Puisqu’un instinct vous avertissait qu’un drame se préparait, pourquoi n’avez vous pas senti, qu’en très grande partie ce drame était préparé de toute pièces par la politique irresponsable des professionels de l’antiracisme et de tous les Julien Dray et Harlem Désir.
    C’était il y a 20 ans qu’il fallait sonner le tocsin. Maintenant il est trop tard.
    Maintenant c’est l’arroseur arrosé.
    Voyez-vous, la haine et le mépris du Gaulois ont été tant martelés à la télé par tous les Bernard-Henry Lévy et toutes les Claude Sarraute, un jour ça se paye. On y est.
    Encore les goys, ils font attention à ce qu’ils disent. Ils sont un peu prudents. Mais d’imposer, au nom de campagnes “touche pas à mon pote” et antiracistes insensées, la création de ghettos musulmans partout en France, là le résultat était connu d’avance.
    Alors pourquoi a-t-on délibérément joué avec le feu?
    Car il est évident qu’on fait tout ça de propos délibéré.
    Trop de repentance tue la repentance. Les organisations communautaires juives ont tant humilié, et si profondément, les goys avec leurs exigences de repentance excessives, tous ces procès inquisitoires en “racisme” et en “antisémitisme”, toutes ces constitutions de partie civile svp, etc., qu’elles ont complètement tari la bienveillance envers Israel, et la repentance réelle pour les déportations de la guerre, qui existait pourtant bel et bien dans les années 70.
    Aujourd’hui il est trop tard. On a exténué la bienveillance des goys. Ils n’en ont plus. Ils haussent les épaules désormais et sont devenus incapables de se solidariser avec les angoisses légitimes du peuple juif. Au contraire ils éprouvent de la rancoeur et l’antisémitisme fleurit. C’est vrai. Mais on l’a provoqué délibérément.
    Et en contraignant le peuple français à être colonisé contre son gré par ses anciennes colonies musulmanes, ce qui pour lui est humiliant, on a importé la haine antijuive de la rue arabe. Le résultat était garanti. On est en plein dedans. On a délibérément importé l’intifada en France. Il fallait s’y attendre messieurs Pierre Bloch, Dray & Co.
    On finit par se dire que les complotistes “have a point”. Il doit y avoir là derrière une manoeuvre secrète pour forcer les juifs français à quitter ce pay et aller se réfugier en Israël. On dira que c’est une réflexion antisémite. Mais sinon pourquoi aurait-on exercé tant de pressions médiatiques et autres pour créer de toutes pièces une situation dont la conséquence est aujourd’hui un antisémitisme violent, à peine caché à cause des lois restreignant la liberté d’opinion, qui désormais sont contre-productives et nourrissent l’antisémitisme interdit qui couve comme la braise.
    Aujourd’hui le nouvel antisémitisme des banlieues, où l’on a importé les problèmes du moyen-orient, a fait sa jonction avec le vieil antisémitisme français millénaire, que l’on a malencontreusement réveillé par excès d’humiliations et de criminalisation de la simple xénophobie commune à tous les peuples.
    Les deux éléments désormais se nourrissent mutuellement et le mélange est détonant.
    On comprend que vous ayez la rage au coeur. Mais il faut aussi de temps en temps se demander, demander aux siens: n’avons-nous rien fait faux?
    Il est temps de faire retour sur soi et de constater que cette montée de l’antisémitisme, la choutspah de certaines organisations communautaires, désireuses peut-être de diluer la population gauloise dans la “diversité” en espérant ainsi que plus jamais l’antisémitisme de Vichy ne soit possible, c’est cette choutspah qui a créé des golems: Dieudonné, Soral, Merah.
    On n’humilie pas impunément un vieux peuple comme le peuple français pendant 30 ans. Faisant cela on force ses vieux instincts à ressurgir au premier plan.
    La Licra n’est sans doute pas portée à l’autocritique. Et pourtant un petit effort de lucidité montrerait qu’aujourd’hui les Juifs de France peuvent dire : la Licra m’a tuer! Julien Dray m’a tuer! BHL m’a tuer ! Et on pourrait continuer encore longtemps cette liste. Gayysot m’a tuer!
    Heureusement ce blog est différent. Il est littéraire et tout dans la nuance. Il se lit avec plaisir. Il ne blesse pas les sentiments du goy.
    Pour cela chapeau!

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