Miscellanées – 9/9

 

R1a / R1b, Appropriating economy / Productive economy. The theory of cultural circles (trans-cultural diffusion). Parmi les découvertes fondamentales, les ecological discoveries (ex. : domestication of plants and animals, etc.) et les découvertes relatives à la military science (ex. : metalworking, innovation in bow design, etc.). Grâce à des innovations de l’armement, une population peu nombreuse pouvait devenir conquérante et soumettre des populations (beaucoup) plus nombreuses.

Most Recent Common Ancestor (MRCA) ; Matrilineal MRCA (mt-MRCA) et Patrilineal MRCA (Y-MRCA) ; Last Common Ancestor (LCA) ; Time to Most Recent Common Ancestor (TMRCA) ; Atlantic Modal Haplotype (AMH), etc. La rêverie que savent susciter les sigles.

L’ancêtre commun pour le haplogroupe R1a1a1 (R-M417) vivait selon A. A. Klyosov il y a environ 3650 ans. Toutefois, selon l’histoire, la réinstallation la plus importante des Aryens en Inde date du XIIIe siècle – Xe siècle BC. R1a1a1 est majoritaire parmi les Aryens (60% à 85%).

Découverte fondamentale pour l’expansion du R1a, le chariot, le R1a qui va se constituer comme l’élite militaire des territoires conquis. L’interaction des populations agricoles (les conquis) et des populations nomades (les conquérants). Découverte fondamentale pour l’expansion du R1b1a2 (des Indoeuropéens), la domestication du cheval.

 

 

Les Aryens arrivés en Inde ne constituaient pas un seul haplogroupe même si parmi eux le R1a1a1 était majoritaire (60% à 80%). L’invention fondamentale qui l’aida dans sa formidable expansion : le chariot. C’est pourquoi il y a un nombre si réduit de porteurs de cet haplogroupe en Iran ; ils y arrivèrent en petit nombre mais purent s’imposer à une population beaucoup plus nombreuse grâce à cette invention.

 

La richesse de la culture iranienne tient en partie au fait que la domination mongole n’a pas été aussi désastreuse dans ces régions que dans le Proche-Orient ; elle a même été bénéfique. Voir Houlagou Khan et son immense empire, Houlagou Khan qui conquiert les forteresses des Assassins (dans la région de Kazvin) et attire les savants. Son fils et successeur Abaka Khan épouse la fille de Michel Paléologue et fait des ouvertures d’alliance aux souverains chrétiens d’Occident.

 

Les Janissaires, une innovation du point de vue du droit public musulman, soit des très jeunes chrétiens livrés en guise de tribut par les provinces vassales. C’est un corps d’infanterie et le premier essai d’une armée permanente. Les noms d’officiers correspondent à divers emplois dans les cuisines. Les délibérations se passent autour d’une marmite qui, renversée, signifie le mécontentement voire le début d’une émeute.

 

Voir détail de la bataille de Nicopolis le 22 septembre 1396 et l’histoire de l’expansion ottomane.

 

Expansion économique du royaume portugais sous le long règne de Dinis o Liberal (1279-1325). L’œuvre de ce souverain est poursuivie par Fernando I (1367-1383) qui édicte une série de lois agraires visant à contrer la décadence de l’agriculture menacée par l’extension des latifúndios et des jachères, des lois qui fixent les paysans en assurant la propriété de la terre à ceux qui la cultivent, des lois dont l’effet restera limité. Les lois maritimes de ce souverain sont quant à elles très efficaces et stimulent la construction navale. Le volume du trafic maritime portugais va en augmentant et le Tage s’encombre de bateaux venus de toute l’Europe. La révolution des années 1383-1385 est l’épilogue de la montée de la bourgeoisie marchande et une victoire des villes sur la noblesse rurale. La bourgeoisie se tourne vers la mer qui contribue toujours plus à la prospérité du pays tandis que la noblesse se tourne vers les affaires castillanes en profitant des dissensions du pays voisin dans l’espoir d’en retirer divers avantages. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’affaire Inès de Castro (voir détails). Cette rivalité entre bourgeoisie conduite par Alvaro Paez et la noblesse amène ce dernier à faire appel à l’Angleterre contre les Castillans qui ont envahi le Portugal, l’Angleterre dont les mercenaires contribuent à la victoire d’Aljubarrota (14 août 1385) et de João I de Portugal, victoire qui confirme l’indépendance du Portugal par un changement dynastique et l’orientation maritime de ce pays, ce qui va mener à l’ouverture de nouvelles routes de commerce.  Voir détails de la bataille d’Aljubarrota dont le plan est établi par les Anglais dans un esprit défensif, avec utilisation de la pente et autres obstacles. La cavalerie française placée en première ligne aux côtés de Juan I de Castilla est étrillée dans sa charge par les archers anglais tapis sur les côtés.

 

Le déroulement de la bataille d’Aljubarrota

 

Me procurer « Souvenirs d’un médecin de la Préfecture de Police et des prisons de Paris (1914-1918) » par le Dr. Léon Bizard.

 

L’action des canons à eau égyptiens contre la Ligne Bar-Lev, avec ce rempart artificiel de terre et de sable, d’une hauteur moyenne de vingt à vingt-deux mètres et incliné à 45°, vers le canal de Suez.

 

Un copier-coller concernant des parents par alliance (trouvé sur Bru Zane Mediabase, Digital resources for French Romantic music, Valse gaie, op. 139, Camille Saint-Saëns) :

Saint-Saëns dedicated the Valse gaie to Émile Hoskier, consul general of Denmark in France and banker to the composer (who had taught Hoskier’s daughter the piano). On 11 November 1912 he announced to the publisher Durand: “I have started writing a little waltz to be dedicated to M. Hoskier, who has been asking me to do so for years.” A week later, the piece was apparently finished: “Hoskier is rejoicing in the number of people who will envy him. Perhaps that isn’t very charitable of him, but it is very natural.” On 16 January 1913 the dedicatee expressed his warm thanks to Saint-Saëns, adding: “It would seem that Durand has already sold piles of the piece, and all my friends talk to me about it. I don’t think I’ll ever manage to play it; I’m too old, my fingers aren’t much use any more, and then the composition is very difficult. Luckily, my daughter, your pupil, is staying with me; she plays it admirably, to perfection, with a lightness and finesse you cannot imagine.” Mlle Hoskier must have been a pianist of the front rank to be able to perform this swirling waltz, bristling with difficulties (parallel thirds in a single hand, arpeggios, octaves, repeated notes), which Georges Servières admired for its elegance and the diversity of its ideas.

 

Quelques brèves informations (à développer) sur cet autre parent par alliance, Ronald Wood Hoskier, né en 1896. Ses parents se rendent en France pour s’engager dans le Richard Norton’s Ambulance Service. Pendant ce temps, leur fils, Ronald (qui a abandonné ses études à Harvard pour s’engager), s’entraîne à piloter des avions à Hendon, en Angleterre. En février 1916, il débarque sur le continent pour y rejoindre ses parents. Il obtient son brevet de pilote en août 1916. En décembre de la même année, il rejoint l’Escadrille Lafayette. Avril 1917, il demande à piloter un Morane Saulnier 3 ; ce sera sa dernière sortie. Il tombe dans une embuscade aérienne près de Saint-Quentin. L’engagement dure une quinzaine de minutes. Son copilote, Jean Dressy, tire jusqu’à épuisement des munitions. Ronald est frappé en pleine tête. L’avion s’écrase derrière les lignes françaises, nous sommes le 23 avril 1917. Il reçoit la Croix de Guerre à titre posthume le 1er mai de la même année. Les États-Unis étaient entrés en guerre le 6 avril 1917, soit presqu’un an après l’engagement de Ronald. Il est le deuxième pilote américain à être tué au combat au cours de la Grande Guerre.  Ci-joint, un reportage intitulé « WWI Lafayette Flying Corps in remembrance », où il est en partie question de Ronald Wood Hoskier :

http://airforces.fr/tag/ronald-wood-hoskier/

 

Ronald Wood Hoskier (1896-1917)

 

Le père de Ronald Wood Hoskier, Herman Charles Hoskier (1832-1904), est présenté comme un British biblical scholar, auteur de nombreux travaux d’érudition. Il est le fils de Herman Hoskier, grand banquier, un frère d’Émile Hoskier, autre grand banquier et ami de Camille Saint-Saëns (voir ci-dessus). La mère de Herman Charles et Émile Hoskier, née Hecksher, descend du fondateur de la communauté juive de Suède, Aaron Isaac (1730-1817), qui sut bénéficier de la tolérance de Gustav III, désireux de développer l’économie de son pays en y attirant des Juifs industrieux. Un petit dossier sur Ronald Wood Hoskier et ses parents au cours de la Grande Guerre :

http://1418bd.free.fr/labase/dosmonum_Hoskier_Etalon_80.pdf

 

En relisant « L’homme pris au piège » de Léon Chestov, soit un ensemble de trois essais, sur Pouchkine, Tolstoï et Tchekhov. Le manuscrit de l’essai sur Pouchkine a été trouvé dans les papiers de Léon Chestov après sa mort. Écrit au printemps 1899, à l’occasion du centenaire de la mort du poète.

Dostoïevski insiste sur le caractère universel de l’œuvre de Pouchkine et invite Slavophiles et Occidentalistes à trouver dans l’œuvre de ce poète un espace de réconciliation et de dialogue.

Me procurer « Athènes et Jérusalem » de Léon Chestov, ainsi que « Sur les confins de la vie : l’apothéose du dépaysement », un titre fascinant à sa manière, un recueil d’aphorismes où se note l’influence de Friedrich Nietzsche. Athènes et Jérusalem dans l’œuvre d’Emmanuel Lévinas. Me procurer « Trois entretiens », l’un des derniers écrits de Vladimir Soloviev qui s’en prend à la doctrine de Tolstoï. L’influence du discours de Dostoïevski (prononcé à l’occasion de l’inauguration du monument de Pouchkine, à Moscou) sur « Pouchkine » de Léon Chestov. Ci-joint, un lien intitulé « Le lion Chestov » et signé Christian Mouze :

https://www.en-attendant-nadeau.fr/2018/03/13/lion-chestov/

 

Léon Chestov (1866-1938)

 

La colère qu’éprouve Léon Chestov à la lecture de « William Shakespeare. A Critical Study » de George Brandes, le critique danois qu’il juge superficiel et qui n’appréhende pas la profondeur de cette formule d’Hamlet : « Tie is out of joint » (Le temps est hors de ses gonds), une formule centrale pour Léon Chestov et qu’il rapporte à la grave dépression qu’il a vécue en 1895. C’est en réaction à ce livre qu’il écrit « Shakespeare et son critique Brandes », publié en 1898. Il dira à Benjamin Fondane (à ce propos, me procurer « Entretiens avec Léon Chestov » de Benjamin Fondane) : « J’essayais alors de remettre le temps dans ses gonds. Ce n’est que plus tard que j’ai compris qu’il fallait laisser le temps hors de ses gonds. Et qu’il se brise en morceaux ! » Dernière étape de sa pensée, une transition de la philosophie de la tragédie à un projet de philosophie religieuse. Son ami et traducteur Boris de Schloezer. Son plus fidèle disciple, Benjamin Fondane. Sa rencontre avec Rachel Bespaloff qu’il influence. En 1938, elle publie « Cheminements et carrefours » qu’elle dédie à Léon Chestov et auquel elle consacre le chapitre intitulé « Chestov devant Nietzsche ». 1928, il rencontre Husserl qui lui fait découvrir Kierkegaard. En 1936, il publie « Kierkegaard et la philosophie existentielle ». Son dernier ouvrage« Athènes et Jérusalem » regroupe des articles écrits entre 1925 et 1937 (il paraît en 1938, l’année de sa mort). Léon Chestov le considérait comme son ouvrage capital, un ouvrage où l’opposition entre la connaissance et la foi est la plus profonde. Son attitude radicalement critique de la raison et des évidences. Il me faut relire Léon Chestov qui m’a subjugué lorsque j’étais adolescent, avec « L’homme pris au piège » et « La nuit de Gethsémani : Essai sur la philosophie de Pascal ». Je le connais aussi par les deux gros volumes écrits par sa fille, Nathalie Baranoff-Chestov, « Vie de Léon Chestov », publiés aux Éditions de la Différence, deux tomes lus dans la chaleur d’un été andalou, dans une pièce aux murs blancs passés à la chaux et au sol en carreaux de terre cuite.

Dans « Athènes et Jérusalem », Léon Chestov écrit : « Les philosophes aspirent à “expliquer” le monde, de façon à ce que tout devienne clair et transparent et que la vie ne recèle plus rien (ou le moins possible) de problématique, de mystérieux. Ne faudrait-il pas, au contraire, s’attacher à montrer que cela même qui paraît aux hommes clair et compréhensible est étrangement énigmatique et mystérieux ? Ne faudrait-il pas s’efforcer de se délivrer et de délivrer les autres du pouvoir des concepts dont la netteté tue le mystère ? Les sources de l’être sont en effet dans ce qui est caché et non dans ce qui est à découvert. »

Olivier Ypsilantis

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