Un écho à l’Affaire Georges Bensoussan

Pour ce qui concerne l’islamo-gauchisme, je voudrais signaler à tes lecteurs un excellent article de Gilles William Goldnadel dans Billet ACTUALITE JUIVE – N° 1425 – Jeudi 23 février 2017 qui a pour titre “L’hémiplégie morale du notable, cette maladie incurable” :

http://blognadel.over-blog.com/2017/02/l-hemiplegie-morale-du-notable-cette-maladie-incurable.html

On le sait, les mots ont une importance capitale dans ce débat (Cf. Victor Klemperer, LTI, la langue du Troisième Reich). Georges Bensoussan en résumant parfaitement ce qu’avait dit Smaïn Laacher a employé l’expression : « … dans les familles arabes… l’antisémitisme on le tète avec le lait de la mère”. Il est traîné devant la justice pour “incitation à la haine raciale”…  C’est cousu de fil blanc.

Dans un de ses livres à paraître en français, Lettre à la mère, Edith Bruck utilise deux fois l’expression : « téter le lait d’Auschwitz » : “Si j’avais une fille, elle serait peut-être comme Sara, la très jolie Sara qui a tété le lait d’Auschwitz.” Plus loin : “La Canadienne ne sort jamais de chez elle, de crainte d’être épiée, raflée, emmenée. Sa fille l’approuve. Elle aussi a tété le lait d’Auschwitz, comme Sara, mais Golda n’est pas paranoïaque.”

Aucun lecteur d’Edith Bruck ne peut se méprendre sur le sens de ces métaphores. Auschwitz n’a pas contaminé le sang et donc le lait des survivants de la Shoah et de leurs descendants mais leur culture familiale.

À propos de Smaïn Laacher qui avait décrit sans concession la transmission de l’antisémitisme dans les familles arabes, il faut que la pression soit forte dans son milieu d’origine et plus encore à l’université pour qu’il ait pu dire que Georges Bensoussan lui avait fait tenir sur France-Culture des propos qui sont une « ignominie ».

Il y là quelque chose de tragique. La peur constitue une puissante alliée pour les inquisiteurs de tout poil. Elle exploite chez l’individu une fragilité profonde, consciente ou non, d’où la schizophrénie qui en découle pour l’individu concerné qui sait que, pour être accepté, il doit se renier…

Si le 7 mars prochain, comme le dit Alain Finkielkraut, l’académicien courageux, le tribunal cède, ce sera une catastrophe intellectuelle et morale.

Je reviens au lycée français de Madrid où depuis notre dernière publication sur ton site : “Epilogue à Misère de l’antisionisme ordinaire”, une enseignante de français a été qualifiée à son tour de « La Juive » dans une lettre anonyme qui, d’après les informations qu’elle contient, ne peut que provenir d’un autre professeur du lycée. La direction dans un courrier aux enseignants parle de « racisme », le mot antisémitisme est tabou. Il y a au moins un/une antisémite au lycée français de Madrid, mais aussi une grande quantité de lâches. Les professeurs de cet établissement, si enclins à la pétition d’ordinaire, n’ont pas osé manifester leur soutien à cette enseignante en condamnant fermement l’antisémitisme dans un courrier collectif. Ils ne l’avaient pas fait non plus lorsqu’un autre enseignant de français avait reçu un courrier anonyme de même nature. Peur du regard de l’autre dans une salle des profs où règne l’antisionisme le plus primaire, où l’appel au BDS est affiché sur le tableau du SNES sans complexe. Peur de se déclarer ouvertement contre toute forme d’antisémitisme parce qu’au fond, pour les antisionistes d’extrême gauche et ils sont légion au lycée français de Madrid, l’antisémitisme est bien « mérité », les Juifs étant pour beaucoup, peu ou prou, attachés à l’État d’Israël.

Patricia Amardeil

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