Des histoires dans l’Histoire – 2/2 

 

La polémique au sujet de la libération du camp de Dachau, polémique qui prend appui sur le livre du médecin-colonel Howard A. Buechner, de la 45th Infantry Division : « Dachau: The Hour of the Avenger ».

 

Une scène de la libération de Dachau. Au premier plan, des soldats américains ; au fond, des SS faits prisonniers. Certains d’entre eux ont déjà été exécutés par des hommes bouleversés par ce qu’ils viennent de voir. Ci-joint, quelques brèves séquences de la libération de ce camp :  https://www.youtube.com/watch?v=R9_Kx44-i_E

 

Le drapeau de l’Europe, un symbole chrétien (ce que presque personne ne sait et ce que les autorités évitent de révéler) élaboré par un artiste strasbourgeois, Arsène Heitz (il se réfère à la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac), supervisé par Paul Marie Gabriel Lévy, alors premier directeur au Service de Presse du Conseil de l’Europe, Juif converti et catholique non moins fervent qu’Arsène Heitz. Lorsque le projet de drapeau fut adopté, fin 1955, l’Europe ne comptait que six États membres, les six États fondateurs ; et, pourtant, il y a douze étoiles sur le drapeau, comme sur la Médaille Miraculeuse, comme dans l’Apocalypse de Saint Jean : « Puis il parut dans le ciel un grand signe : une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. »

La Cascade du Bois de Boulogne, le 16 juillet 1944, et les trente-cinq Résistants massacrés, à quelques jours de la Libération de Paris. Le chêne et les traces de balles.

Le cardinal-comte Konrad von Preysing-Lichtenegg-Moos, évêque de Berlin de 1935 à 1950, probablement le premier ecclésiastique allemand de haut rang à s’être élevé et avec une véhémence particulière contre les Nazis, en commençant par dénoncer le Concordat (du 20 juillet 1933). Il est moins connu que son cousin, le cardinal-comte Clemens August von Galen, évêque de Münster de 1933 à 1946, et pourtant ! Ses relations avec le Kreisauer Kreis, un groupe qui sauva l’honneur de l’Allemagne et, pourrait-on dire, de toute une civilisation.

Maria Mandl, la cruauté absolue, tout particulièrement envers les femmes et les enfants. Pendue le 24 janvier 1948, à Cracovie :

https://www.youtube.com/watch?v=zDiCanl7tW4

1951, António Rosa Casaco, agent de la P.I.D.E., prend une photographie d’António de Oliveira Salazar et de la journaliste Christine Garnier qui est probablement déjà sa maîtresse. António Rosa Casaco est surtout connu pour avoir dirigé l’équipe qui assassina le général Humberto Delgado et sa secrétaire brésilienne Arajaryr Canto Moreira de Campos, le 13 février 1965, à Villanueva del Fresno, en Espagne, dans les environs de Badajoz.

 

Christine Garnier en compagnie d’António de Oliveira Salazar, une photographie d’António Rosa Casaco prise en 1951 : http://laplumeetlerouleau.over-blog.com/article-1933-salazar-le-dictateur-de-glace-et-de-feu-3-115580554.html

 

La chanson de Zeca Afonso, « Grândola, Vila Morena », et le Movimento das Forças Armadas (M.F.A.), 25 avril 1974 :

https://www.youtube.com/watch?v=Ha-h5bPSxQE

Aaron Kremer transporte dans le métro de Paris des faux papiers cachés dans la doublure des vêtements de son petit garçon.

Le manchot la serre dans ses bras. Nous disons : Le manchot la serre dans ses bras. Deux fois. 

Les Éclaireurs Israélites de France (E.I.F.) et l’expérience agricole de Lautrec, dans le Tarn.

Deux souverains libres et discrets : Orélie-Antoine Ier, roi d’Araucanie et de Patagonie (Antoine de Tounens), et Boris Ier , roi d’Andorre (Boris Skossyreff).

Le château de Villebon, un 6 juin 1944, une histoire dans l’Histoire, encore.

 

Le château de Villebon qui dans « A la Recherche du temps perdu » de Marcel Proust est du côté de Guermantes.

 

Rue de Tolbiac, Paris, XIIIe arrondissement, le 20 octobre 1915, une explosion accidentelle dans les usines Billant, spécialisées dans la fabrique de grenades (situées entre le n° 174 et le n° 168), fait une cinquantaine de morts et une centaine de blessés.

25 août 1944, place des Invalides, à côté du ministère des Affaires étrangères, et l’inscription erronée :

http://museedelaresistanceenligne.org/media4499-Le-char-Quimper-aux-abords-du-ministA

Madrid, du 5 au 13 mars 1939, une guerre civile dans la Guerre Civile. Juan Negrín et les communistes d’un côté, Segismundo Casado, Julián Besteiro et Cipriano Mera de l’autre, soit des socialistes et des anarchistes.

Extrait du célèbre discours de José Antonio Primo de Rivera au Teatro de la Comedia, à Madrid, le 29 octobre 1933 : « Ahora, que el socialismo, que fue una reacción legítima contra aquella esclavitud liberal, vino a descarriarse, porque dio, primero, en la interpretación materialista de la vida y de la Historia ; segundo, en un sentido de represalia ; tercero, en una proclamación del dogma de la lucha de clases. »

N’oubliez pas le capitaine de la Wehrmacht, Wilm Hosenfeld !

 

Wilm Hosenfeld (1895-1952)

 

La guerre radiophonique entre Radio Paris et la BBC. Cette rengaine chantonnée (avec la voix de Pierre Dac) : Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand. 

Messieurs, faites vos jeux (ordre de sabotage, 5 juin 1944).

Hitler souffrait de météorisme. Lorsqu’il s’endormait au salon, à l’heure du thé, après avoir raconté des histoires interminables et confuses, il lâchait des gaz intestinaux qui incommodaient ses hôtes. Le Führer flottait dans ses effluves, un début d’exercice de mon cru en forme de F qui me conduit à ce passage de l’exercice en forme de Z du grand Serge Gainsbourg : Quand zut ! Un vent blizzard / Fusant de son falzar.

Claude Cahun (Lucy Schwob) et Marcel Moore (Suzanne Malherbe) distribuent des tracts anti-nazis sur l’île de Jersey alors occupée par les Allemands. Mais lisez ce document :

http://www.jerseyheritage.org/media/Find%20a%20place%20to%20visit/Cahun.pdf

Le code allemand ADFGX cassé par le cryptographe français Georges Painvin, début juin 1918.

10 mai 1981, élection de François Mitterrand. Je me souviens d’une certaine euphorie dans les rues de Paris. Je me souviens que les usagers s’adressaient spontanément la parole dans les rames du métropolitain. J’aurais vraiment aimé participer à cette euphorie mais j’avais flairé le vieux renard, d’emblée. Toutefois, mon admiration pour le renard m’incite à remplacer « renard » par « maquignon ».

Georges Bégué, premier agent du Special Operations Executive (S.O.E.) parachuté en France, dans la nuit du 5 au 6 mai 1941. Son idée des messages personnels de la BBC. Savez-vous qu’il existe une association des Amis de Radio Londres ? :

http://www.messages-personnels-bbc-39-45.fr

Chester Nez, un Indien Navajo, un code talker dont la langue codée ne fut jamais décodée par l’ennemi japonais.

 

Chester Nez (1921-2014). Chester Nez s’est entretenu avec Judith Schiess Avila qui a écrit un livre intitulé, tout simplement, « Code Talker ».

 

4 juin 1940, House of Commons, Winston Churchill : « We shall fight in France, we shall fight on the seas and oceans, we shall fight with growing confidence and growing strength in the air, we shall defend our island whatever the cost may be. We shall fight on the beaches, we shall fight on the landing grounds, we shall fight in the fields and in the streets, we shall fight in the hills. We shall never surrender ! » Ci-joint, l’intégralité de ce discours (l’un des plus inspirés de l’Histoire) mis en ligne par The International Churchill Society :

http://www.winstonchurchill.org/resources/speeches/1940-the-finest-hour/128-we-shall-fight-on-the-beaches

Pierre Dac (André Isaac) et le Schmilblick (né en 1949) qu’il attribue aux frères Fauderche, Jules et Raphaël. On est en plein chez le Père Ubu et au Collège de ‘Pataphysique. L’absurde Pierre Dac et l’absurde Alfred Jarry, une même ambiance. Les néologismes de Pierre Dac, le Schmilblick mais aussi le Biglotron qu’il décrit « succinctement » de la manière suivante :

http://blbmail.free.fr/biglotron.pdf

Pierre Dac (1893-1975) alors chroniqueur à Radio Londres. Écoutez-le répondre au vichyste et antisémite Philippe Henriot : https://www.youtube.com/watch?v=TvsTWIOJf4o

 

Operation Dynamo et Unternehmen Seelöwe (Operation Sea Lion), cette dernière (l’invasion du Royaume-Uni) est restée à l’état de projet. Operation Dynamo. Pendant plusieurs jours (fin mai – début juin 1940), dans un tunnel, sous le château de Douvres, le vice-amiral Bertram H. Ramsay organise le sauvetage de plus de 330 000 soldats britanniques, français et belges pris dans la poche de Dunkerque. L’éclairage de ce tunnel est fourni par une dynamo, d’où Operation Dynamo. Le nom de Bertram H. Ramsay réveille d’autres noms dans ma mémoire, des noms d’opérations. Cet homme qui avait pensé prendre sa retraite dès 1938 se retrouva embarqué dans une immense aventure. Suite au succès de Operation Dynamo (malgré les pertes en hommes et en matériel), il est placé à la tête de manœuvres amphibies en Afrique du Nord, intégrées à Operation Torch, puis en Sicile, Operation Husky, avant d’être nommé commandant en chef des forces navales engagées dans Operation Overlord où il est le maître-d’œuvre de Operation Neptune. Ci-joint, un lien (texte et vidéo) intitulé « D-Day’s ‟forgotten man” », mis en ligne par University of Cambridge :

http://www.cam.ac.uk/research/news/d-days-forgotten-man

Ici est tombé pour la Libération de Paris Dominique Manzino, brancardier volontaire, le 22 août 1944 : une plaque apposée sur la façade d’un immeuble, 19 rue Séguier, Paris, VIe arrondissement.

 

Une plaque dans le secteur Assemblée nationale / Quai d’Orsay.

 

Presque tout le monde connaît Oskar Schindler ; mais qui connaît le Major Karl Plagge et le camp indépendant, le HKP-562, qu’il réussit à organiser dans les environs de Vilnius ? Il est vrai qu’une caserne de la Bundeswehr, à Darmstadt, porte son nom ; mais qui se souvient de lui ? N’oubliez pas le Major Karl Plagge ! Lui aussi fut guidé par le tikkoun.

Les sanglots longs / Des violons / De l’automne / Blessent mon cœur / D’une langueur / Monotone fut énoncé en deux fois : Les sanglots longs / Des violons / De l’automne annonçait le Débarquement (die anglo-amerikanische invasion) pour les jours venir. Blessent mon cœur / D’une langueur / Monotone, radiodiffusé le 5 juin à 21h15, annonçait le Débarquement pour les heures à venir. Question : le message du 5 juin respectait-il l’original (extrait de « Chanson d’automne » dans « Poèmes saturniens ») ou bien suivait-il l’adaptation de 1941 de Charles Trenet, où Blessent devient Bercent ?

Philippe de Crevoisier de Vomécourt, agent du Special Operations Service, comme ses deux frères, Jean et Pierre. L’histoire de sa propriété (située non loin de Limoges et venue de sa femme, descendante de Gay-Lussac) est inséparable de celle du Special Operations Service. Dans la nuit du 13 au 14 juin 1941, un parachutage d’armes y a lieu : c’est le premier parachutage d’armes réalisé par le S.O.E. en France.

Et pour finir (avec ce qui ne fait que commencer), lisez le livre de Marek Edelman (1919-2009), un bundiste, « Mémoires du ghetto de Varsovie : un dirigeant de l’insurrection raconte » (Éditions du Scribe, 1983) ; il écrase ce racontar selon lequel « les Juifs se sont laissés conduire à l’abattoir comme des moutons ».

 Combattantes juives du ghetto de Varsovie

 

 Olivier Ypsilantis

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